Cette phrase, désormais culte, était répétée inlassablement par le p'tit Gibus dans "La guerre des boutons" (1962).
Bien que le film soit adapté du livre de Louis Pergaud, cette réplique, qui aurait de quoi hérisser les poils de n'importe quel linguiste, n'est présente que dans le film. On aurait en effet mal accepté, en 1912, qu'un romancier intègre dans son écrit une faute aussi énorme que celle-ci.
En effet, rien dans cette phrase n'est correct.
La première partie déjà, si j'aurais su.
On m'a toujours répété les si n'aiment pas les -rait. Et en effet, on ne dit pas si j'aurais, mais bien si j'avais.
De même pour la deuxième partie, j'aurais pas venu.
A l'infinitif, cela donne avoir venu. J'ai venu au salon, ça y en a être du français ça. Non, sérieusement, on ne dit avoir avoir venu, mais bien être venu. Donc, on ne dit pas j'aurais pas venu mais bien je ne serais pas venu.
Bref, si le p'tit Gibus avait un peu bossé sur les bancs de l'école, au lieu de s'amuser à déboutonner ses petits camarades, il aurait dit :
Si j'avais su je ne serais pas venu.
Bien que le film soit adapté du livre de Louis Pergaud, cette réplique, qui aurait de quoi hérisser les poils de n'importe quel linguiste, n'est présente que dans le film. On aurait en effet mal accepté, en 1912, qu'un romancier intègre dans son écrit une faute aussi énorme que celle-ci.
En effet, rien dans cette phrase n'est correct.
La première partie déjà, si j'aurais su.
On m'a toujours répété les si n'aiment pas les -rait. Et en effet, on ne dit pas si j'aurais, mais bien si j'avais.
De même pour la deuxième partie, j'aurais pas venu.
A l'infinitif, cela donne avoir venu. J'ai venu au salon, ça y en a être du français ça. Non, sérieusement, on ne dit avoir avoir venu, mais bien être venu. Donc, on ne dit pas j'aurais pas venu mais bien je ne serais pas venu.
Bref, si le p'tit Gibus avait un peu bossé sur les bancs de l'école, au lieu de s'amuser à déboutonner ses petits camarades, il aurait dit :
Si j'avais su je ne serais pas venu.